La Bourse de Paris reprenait quelques couleurs mercredi matin après avoir ouvert en baisse de 1,38 % mercredi, plombée après la dégradation des notes de la Société générale et du Crédit agricolepar l'agence Moody's et dans un climat d'angoisse persistante sur la crise de la dette grecque. À 13 h 15, le CAC 40 prenait 1,90 % à 2 949,98 points. Société générale abandonne 3,07 %, Crédit agricole prend 2,70 % et BNP Paribas, qui a tenté de rassurer sur sa solidité financière avant l'ouverture, chute de 2,68 %.
Ailleurs en Europe, la tendance est la même. Vers 13 h 15, l'indice vedette Dax de la Bourse de Francfort grimpe de 2,39 %. La Bourse de Londres rebondit de 1,49 %. La veille, à Wall Street, le Dow Jones avait gagné 0,40 % et le Nasdaq 1,49 %.
Téléconférence
"C'est une séance de tous les dangers qui s'ouvre. L'actualité sur les banques est particulièrement riche et le marché va prétexter la moindre étincelle pour dégringoler à nouveau", a commenté un analyste parisien sous le couvert de l'anonymat. L'agence d'évaluation financière Moody's Investor Services a abaissé d'un cran la note de la Société générale et du Crédit agricole, respectivement de "Aa2" à "Aa3" et de "Aa1" à "Aa2". L'agence justifie sa décision pour la banque verte par son exposition à la Grèce, tandis que, pour Société générale, la révision tient à la réévaluation de l'aide que pourraient fournir les pouvoirs publics en cas de crise grave. La note de BNP Paribas reste inchangée, mais Moody's prolonge sa surveillance négative.
BNP Paribas - qui a vu son cours tanguer mardi et a demandé à l'Autorité des marchés financiers (AMF) d'ouvrir une enquête - a tenté de rassurer avant l'ouverture. La première banque française a annoncé des mesures pour réduire la taille de son bilan dans certaines activités ainsi que ses besoins de liquidités en dollars. Elle a aussi revu à la hausse son objectif de ratio de fonds propres et minimisé son exposition à la Grèce. Les évolutions sur le dossier grec seront particulièrement suivies avec la tenue d'une téléconférence réunissant la chancelière allemande Angela Merkel, le Premier ministre grec Georges Papandréou et Nicolas Sarkozy.