Comment Jeff Domenech est passé de la direction d'un McDo à la production d'un docu sur Belmondo présenté ce mardi soir au Festival de Cannes. Récit d'un conte de fées.
Il y avait des dizaines de journalistes - tous plus qualifiés les uns que les autres - désireux d'analyser la carrière de Jean-Paul Belmondo dans un documentaire. La star leur a toujours dit non. Alors pourquoi a-t-il cédé à Jeff Domenech, patron du McDo de Grasse ? A-t-il toute sa tête ? C'est un peu ce qu'on se dit quand on apprend que c'est cet illustre inconnu qui réalise (avec Vincent Perrot) LE documentaire projeté devant tout le gratin du cinéma français ce soir pour l'hommage que le Festival de Cannes rend à Jean-Paul Belmondo.
Quand on rencontre l'heureux élu, on est tout aussi interloqué. Et puis, progressivement, quand Jeff Domenech déroule son parcours (naissance dans le sud, BTS audiovisuel, débuts chez McDo pour gagner sa vie) et avoue sa totale surprise sur ce qui lui arrive, on tombe sous le charme. Ce qui arrive, ce soir, c'est le triomphe de l'obstination d'un cinéphile. Plutôt beau gosse, Jeff Domenech, la quarantaine naissante, a le look du frimeur du Sud. Comme toute sa génération, il a biberonné son Belmondo annuel pendant son adolescence : Flic ou voyou en 1979, Le guignoloen 1980, Le professionnel en 1981, L'as des as en 1982, Le marginal en 1983. De là, il a développé une véritable passion pour le comédien. Une passion sincère.
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