Laurent Blanc, en octobre 2010.AFP/FRANCK FIFE
Mais selon une source proche du dossier, les enquêteurs n'ont trouvé "aucune preuve que la mise en place d'un tel système [pour limiter la présence de joueurs binationaux dans les centres de formation] ait dépassé le stade de la simple réflexion." En conclusion, aucune poursuite pénale ne devrait être engagée à l'encontre des participants à la réunion du 8 novembre. Et aucune sanction ne devrait être prise, lors du conseil fédéral de jeudi 12 mai, à l'encontre de Laurent Blanc qui, lors de son audition de lundi, a exprimé les regrets déjà formulés lors de sa conférence de presse du vendredi 29 avril.
"FONCTIONNEMENT EN TOTALE AUTARCIE"
Dans leurs conclusions, Laurent Davenas et Patrick Braouezec s'étonnent que l'enregistrement de la réunion du 8 novembre, qui avait été remis au directeur général adjoint de la FFF, André Prévosto, dès le 9 novembre, n'ait "pas provoqué de réaction au sein de la fédération." D'autant plus que, selon l'enquête interne, les journalistes de Mediapart avaient rencontré des membres de la fédération au cours de leur enquête avant de publier l'article du jeudi 28 avril à l'origine de l'affaire.
Le rapport de la commission d'enquête interne fournit enfin quelques préconisations à l'intention de la fédération. Il épingle la DTN et son "fonctionnement en totale autarcie". Après l'épisode de la grève au Mondial sud-africain, Laurent Davenas et Patrick Braouezec avaient déjà critiqué le fonctionnement de la DTN. En vain. "Il faut mettre en place des passerelles entre la DTN et les dirigeants de la FFF et que ces derniers assurent et exercent une autorité sur les services administratifs", conclut le rapport. Reste à la fédération, qui se réunit en conseil fédéral, jeudi 12 mai, de mettre en pratique ces préconisations.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire