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jeudi 2 juin 2011

Répression en Syrie : Washington durcit le ton


Hillary Clinton, la chef de la diplomatie américaine, a demandé jeudi que la communauté internationale se montre plus unie face à larépression des révoltes par le régime de Bachar el-Assad en Syrie. "L'attitude de la communauté internationale n'est, actuellement, pas aussi unie que ce que justifieraient nos efforts", a constaté la secrétaire d'État lors d'un point de presse. "Nous n'avons pas encore l'accord de certains des autres membres du Conseil de sécurité" des Nations unies, a-t-elle noté, dans une allusion notamment à la Russie. Moscou, un allié de Damas, a dénoncé des "tentatives" étrangères de favoriser un changement de régime en Syrie. Du côté de la Ligue arabe, Hillary Clinton a noté que la crise syrienne n'avait suscité "rien qui ressemble à l'action forte" entreprise vis-à-vis de Muammar Kadhafi en Libye.
En mars, la Ligue arabe avait estimé que le régime Kadhafi avait perdu sa légitimité, et avait soutenu l'imposition d'une zone d'exclusion aérienne. Hillary Clinton a par ailleurs rappelé que le président Barack Obama avait donné au président syrien Bachar el-Assad le choix entre mener la transition politique et "s'en aller". La légitimité du gouvernement de Damas est "sinon perdue, en tout cas presque épuisée", a-t-elle ajouté. Après deux mois et demi de répression sanglante, l'administration américaine emploie chaque jour des formules un peu plus dures à l'encontre de Damas, mais n'a pas, à ce stade, formellement appelé au départ de Bachar el-Assad. Les États-Unis et l'Union européenne ont cependant imposé des sanctions aux responsables du régime, y compris le président.

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