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samedi 9 juillet 2011

Affaire Tapie : Bayrou "perturbé" par le désistement d'une magistrate

Affaire Tapie : Bayrou "perturbé" par le désistement d'une magistrate


François Bayrou (MoDem) s'est dit, samedi, "surpris" et "perturbé" par le désistement tardif d'une magistrate de la commission des requêtes de la CJR chargée de se prononcer sur l'ouverture d'une éventuelle enquête sur le rôle de la patronne du FMI, Christine Lagarde, dans l'affaire Tapie. "Je suis ce dossier depuis longtemps et j'ai été surpris et perturbé par la décision de désistement annoncée par l'une des membres du conseil des requêtes de la Cour de justice de la République (CJR)", a expliqué, samedi, le patron du MoDem, en marge d'un conseil national de son parti.
Vendredi matin, le président de la commission des requêtes, Gérard Palisse, a indiqué qu'un membre de sa commission avait "fait connaître tardivement qu'il était dans l'obligation de se récuser". Il s'agit de la magistrate à la Cour des comptes Laurence Fradin, qui aurait préféré se récuser, car elle a eu à participer au dossier Tapie à la Cour des comptes. La CJR a décidé en conséquence de reporter au 4 août sa décision sur la patronne du FMI. "Je n'arrive pas à comprendre comment, si cette magistrate avait participé à l'étude du dossier dans une autre fonction, elle ne s'en est pas rendu compte avant. Pourquoi a-t-elle dû attendre la dernière minute pour dire qu'elle ne pouvait pas participer à la délibération", s'est interrogé François Bayrou.
"Je pense que le citoyen serait en droit d'avoir quelques explications", a estimé le leader centriste. Il a cependant considéré que ce report d'un mois ne changerait pas la décision de la CJR. "Je pense que cela ne changera pas la délibération de la chambre des requêtes. Je pense que les magistrats connaissent exactement le dossier dont ils ont à traiter", a estimé le député béarnais. "Simplement, un retard d'un mois de plus, c'est quelque chose de troublant pour l'idée que l'on se fait des institutions, du fait qu'il faut répondre aux questions posées et que la démocratie souffre quand on ne peut pas apporter de réponse de cet ordre", a-t-il fait valoir.

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