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vendredi 15 juillet 2011

Barack Obama : "L'Amérique n'est pas la Grèce"

Barack Obama : "L'Amérique n'est pas la Grèce"


Le président américain Barack Obama a assuré vendredi que les problèmes de la dette aux États-Unis n'étaient pas aussi graves que ceux qui menacent la stabilité de la zone euro, affirmant que s'attaquer au déficit ne nécessitait aucune mesure "radicale". "Contrairement à ce que certaines personnes disent, nous ne sommes pas la Grèce, nous ne sommes pas le Portugal", a-t-il déclaré lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche. 
Barack Obama a néanmoins prévenu les républicains que le "temps presse" pour arriver à un accord permettant de relever le plafond de la dette, tout en se disant ouvert à toute proposition "sérieuse" de ses adversaires. Il a rappelé qu'il avait donné, jeudi, 24 à 36 heures aux élus pour trouver un accord.
"Aucun plan sérieux"
"Si les élus me montrent un plan sérieux, je suis prêt à bouger", a-t-il ajouté, alors que toutes les négociations organisées à la Maison-Blanche avec les républicains se sont révélées infructueuses jusqu'à maintenant. Dans le même temps, Barack Obama a qualifié de "pas sérieux" le plan républicain pour parvenir à un compromis sans augmenter les impôts. "Je n'ai pas vu de plan sérieux, a affirmé le président américain. Le fait de ne rien demander aux plus fortunés d'entre nous (...) ne me paraît pas être un bon plan."
Certains élus du Congrès sont "bloqués dans leur idéologie", a-t-il encore regretté. Depuis la mi-mai, la dette fédérale américaine a atteint le maximum autorisé, un problème que le Trésor n'entend pas contourner éternellement et qui requiert un relèvement du plafond légal par un vote du Congrès. Les républicains, majoritaires à la Chambre des représentants, bloquent pour l'instant le vote, souhaitant qu'on s'attaque au déficit, après avoir cultivé une attitude contraire pendant des années jusqu'en 2009.
14 294 milliards de dollars de dette
Au-delà du 2 août, le défaut de paiement menace, a répété jeudi le secrétaire au Trésor Timothy Geithner. "Nous n'avons plus beaucoup de temps. Il faut agir" et "profiter de cette occasion pour nous occuper de nos problèmes budgétaires à long terme". Barack Obama, qui veut obtenir un vaste accord, estime avoir fait sa part en acceptant de sacrifier d'importants budgets publics et de toucher aux programmes sociaux Medicare et Medicaid, au coeur de sa campagne en 2008.
En échange, il attend que les républicains acceptent une hausse de la fiscalité des plus riches. La dette américaine atteint 14 294 milliards de dollars. Certains économistes et milieux d'affaires redoutent l'onde de choc pour l'économie mondiale encore convalescente en cas de défaut de paiement.

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