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jeudi 28 juillet 2011

La Norvège veut tirer les leçons des attaques

La Norvège veut tirer les leçons des attaques


Les autorités norvégiennes vont créer une centaine de postes de policiers et réviser les mesures de sécurité après les attaques de vendredi qui ont fait 76 morts, alors que le Premier ministre Jens Stoltenberg a assuré mercredi que le pays ne "se laisserait pas intimider". Cinq jours après l'explosion dans le centre d'Oslo et la fusillade perpétrées par un extrémiste de droite norvégien, le chef du gouvernement s'est engagé à procéder à un examen approfondi des mesures de sécurité alors que des critiques se multiplient dans le pays sur la façon dont la police a géré les attaques.
"Après l'enquête et quand, d'une certaine façon, nous aurons fini de réconforter ceux qui ont perdu des proches, le moment viendra d'examiner toutes les expériences que nous tirons de cette opération", a déclaré le Premier ministre lors d'une conférence de presse tout en assurant que "toutes les ressources disponibles" avaient été employées lors des attaques. Il a annoncé la mise en place d'une commission indépendante pour tirer les leçons des attaques. Son objectif, a-t-il précisé, sera d'"établir ce qui a fonctionné et ce qui a moins bien fonctionné", assurant néanmoins qu'il ne s'agissait pas d'une "commission d'enquête". Jens Stoltenberg a ajouté que le pays "ne se laisserait pas intimider" par les attaques de vendredi qui visent "à semer la crainte et la panique".
Réunion d'urgence
De son côté, le chef de l'équipe d'intervention qui a arrêté l'auteur de la fusillade sur l'île d'Utoeya s'est dit "fier" du travail de ses hommes. Et le ministère de la Justice a fait savoir qu'il débloquait un total de 20 millions de couronnes (2,6 millions d'euros) pour créer cent nouveaux postes de policiers, a annoncé le principal syndicat policier, Politiets Fellesforbund.
Lors de ses auditions, Behring Breivik a indiqué avoir agi seul, mais il a aussi évoqué des "cellules" liées à son projet, deux en Norvège et plusieurs à l'étranger, sans dire où précisément. Les enquêteurs norvégiens affirment n'avoir aucune preuve de l'existence d'autres cellules en Norvège ou au Royaume-Uni. Les experts en terrorisme de l'Union européenne doivent précisément tenir une réunion d'urgence jeudi à Bruxelles avec leurs homologues norvégiens afin d'analyser les moyens dont dispose l'UE pour prévenir de telles attaques. Selon un diplomate, il s'agira essentiellement "d'un échange d'informations avec les Norvégiens et il ne faut pas attendre de décisions". Les autorités norvégiennes, confrontées au pire acte de violence sur leur territoire depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, examinent la possibilité de poursuivre Anders Behring Breivik pour "crimes contre l'humanité", crimes passibles d'une peine maximale de 30 ans, contre 21 ans pour terrorisme.

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