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jeudi 28 juillet 2011

Meurtre d'Anne Caudal : l'assassin présumé mis en examen et écroué

Meurtre d'Anne Caudal : l'assassin présumé mis en examen et écroué


Trois semaines après la disparition d'Anne Caudal, 28 ans, enceinte de trois mois, et moins de deux jours après la découverte de son corps calciné, Christophe, 42 ans - son amant meurtrier présumé -, et l'épouse de celui-ci ont été présentés jeudi matin devant un juge de Rennes et mis en examen. À l'issue de cette audience, l'amant de la jeune femme a été mis en examen et écroué pour assassinat. L'épouse de ce dernier a quant à elle été inculpée pour "dissimulation et destruction de preuves".
Le corps de la victime doit être autopsié dans la journée pour tenter de déterminer les causes exactes de sa mort, même si la dégradation du corps rend prudents les enquêteurs quant aux résultats à en attendre. Le fourgon cellulaire transportant les deux prévenus à l'issue de leur garde à vue, encadré par deux véhicules de gendarmerie et de police, s'est engouffré jeudi peu après 7 heures en toute discrétion dans un passage souterrain du palais de justice interdit à la presse. L'épouse du meurtrier présumé, âgée également de 42 ans, est notamment soupçonnée d'avoir aidé son mari à transporter le corps, retrouvé dans la nuit de mardi à mercredi, près d'une carrière désaffectée au lieu-dit Epron, à une quinzaine de kilomètres du lotissement de Bruz, près de Rennes, où Anne Caudal vivait avec son compagnon.
À l'information judiciaire ouverte mi-juillet pour "séquestration et arrestation illégale" ont été ajoutées les qualifications d'"assassinat" pour le compagnon et de "destruction et dissimulation de preuves" pour son épouse, avait indiqué mercredi le parquet de Rennes. Christophe "partageait son temps entre ses deux foyers" selon des proportions variables, a précisé le parquet : une double vie entre sa future victime, qui était enceinte, et son épouse, qui peut avoir été "l'élément déclencheur" d'une dispute qui a mal tourné, a relevé une source proche de l'enquête. "Elle [Anne Caudal, NDLR] a peut-être découvert qu'il continuait de mener une double vie et a mal réagi au fait qu'il n'était pas prêt à vivre avec elle" en quittant son épouse. "Les choses semblaient compliquées au sein du couple. Il avait pris un avocat pour divorcer, mais ils vivaient toujours ensemble", a-t-on également ajouté.
"Des gens simples"
L'épouse, qui avait un "petit boulot comme fleuriste", est passée aux aveux la première lors de la garde à vue, conduisant les enquêteurs jusqu'au corps de la victime dans la nuit de mardi à mercredi. Selon la même source proche de l'enquête, le corps de la jeune femme, tuée le 7 juillet, a été transporté avant que celui qui allait devenir le suspect du meurtre ne donne lui-même l'alerte, le 10 juillet, auprès des gendarmes. "Le lendemain, il a demandé à son épouse de l'aider à déplacer le corps, puis, les jours suivants, à le porter à l'endroit où il a été découvert calciné", selon un communiqué mercredi du parquet.
Pour confondre le couple présenté comme des "gens simples", les enquêteurs de la section de recherche de Rennes ont bénéficié d'un témoignage déterminant, celui d'un autre couple ayant vu "un véhicule autour d'un étang" et relevé l'étrange ballet de ses occupants. Outre les interrogations et contradictions nées des premiers interrogatoires, des éléments matériels ont été retrouvés dans les véhicules du couple, notamment des traces ADN, qui suggèrent qu'ils ont servi à transporter le corps. "L'affaire paraît bien calée", résume un enquêteur.

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