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mercredi 20 juillet 2011

Sarkozy "fera tout" pour arriver à un accord sur la dette européenne

Sarkozy "fera tout" pour arriver à un accord sur la dette européenne


Nicolas Sarkozy fera tout pour que le sommet de l'Eurogroupe s'accorde jeudi sur une "solution durable" à la crise grecque, a déclaré mercredi la porte-parole du gouvernement français. Le président français se rend ce mercredi après-midi à Berlin pour une réunion et un dîner de travail avec la chancelière Angela Merkel, afin de tenter de surmonter les réticences allemandes, principal frein à un accord.
"C'est une journée de travail pour élaborer des réponses concrètes et mettre toute les chances de notre côté d'avoir un accord demain, a expliqué Valérie Pécresse. Le président de la République déploie toute son énergie pour obtenir une solution durable dès demain." Le président américain Barack Obama, qui a appelé mardi la chancelière Angela Merkel pour évoquer la crise de la dette dans la zone euro, semble aussi vouloir faire pression sur Berlin.
"Réticence allemande"
Les tractations butent depuis plusieurs semaines sur les modalités de la participation des investisseurs privés à un nouveau plan de sauvetage financier de la Grèce, ce qui a provoqué une nouvelle tourmente sur les marchés et secoué la monnaie unique européenne. Valérie Pécresse a ainsi souligné que la "principale réticence" à l'émission d'obligations européennes - une des options étudiées - était aujourd'hui "une réticence allemande".
"Il y a une volonté de trouver une solution durable et cette solution durable passe évidemment par le couple franco-allemand, qui est un pilier de la zone euro", a-t-elle cependant ajouté. Selon la porte-parole, la situation dans la zone euro a été longuement évoquée par Nicolas Sarkozy et son gouvernement en conseil des ministres. "Le président a dit qu'il mettrait toutes ses forces, toute son énergie dans l'atteinte d'une solution, que c'était pour cela qu'il se rendait en Allemagne", a dit la porte-parole, lors du compte rendu de cette réunion.
Silence radio sur les tractations
Un peu plus tôt, le ministre français de l'Économie François Baroin, qui ne devait pas être du voyage à Berlin, avait estimé sur France Info que le sommet de l'Eurogroupe devrait envoyer jeudi un "message fort" pour éviter une contagion de la crise de la dette grecque. Signe de la gravité de la situation, le chef de l'État français, qui n'aime guère passer la nuit hors de chez lui, dormira cette fois dans la capitale allemande. Selon Valérie Pécresse, il a précisé qu'il arriverait jeudi à l'Eurogroupe, directement de Berlin, avec Angela Merkel.
Nicolas Sarkozy, son entourage et le gouvernement français observent ces jours-ci un silence radio presque total sur les tractations en cours, pour ne pas braquer l'Allemagne ni exciter les marchés financiers et pour préserver ainsi les chances d'un accord, explique-t-on à Paris. "Vous comprendrez qu'aujourd'hui nous réservions nos analyses, nos réflexions et nos pistes de travail à nos partenaires", a déclaré Valérie Pécresse, pressée de questions sur les éléments de solution discutés.

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