Le gouvernement français compte réclamer des efforts "équitablement répartis" entre les ménages et les entreprises dans le cadre du budget 2012, mais n'a pas encore décidé comment il procédera, a indiqué mercredi la ministre du Budget Valérie Pécresse. "Je crois que cette notion de justice et d'équité va être au coeur des discussions que nous allons avoir sur le budget", a-t-elle déclaré sur Europe 1, avant de préciser que l'équité signifiait "répartition entre entreprises et ménages" ainsi qu'entre grandes entreprises et petites et moyennes entreprises.
"Rémunérations extravagantes"
Concernant les ménages, elle a indiqué que le gouvernement mettrait "davantage à contribution ceux qui le peuvent" en rappelant qu'elle avait mis en place, avec le ministre de l'Économie François Baroin, un groupe de travail avec des parlementaires pour se pencher sur le sujet. "Nous travaillons aujourd'hui sur cette question des rémunérations que l'on dit parfois extravagantes, des rémunérations extrêmement élevées", a-t-elle déclaré. "Il y a plusieurs possibilités : soit taxer les entreprises qui donnent ces rémunérations, soit taxer les ménages qui reçoivent ces rémunérations", a-t-elle expliqué. "Aujourd'hui, aucune décision n'est encore prise à ce sujet", a-t-elle conclu.
Un rapport de l'Assemblée nationale avait pointé début juillet les écarts importants entre l'impôt sur les sociétés payé par les groupes du CAC 40 et celui acquitté par les PME.
Un dialogue après les décisions
Par ailleurs, la ministre du Budget a évoqué la possibilité d'une "phase de dialogue social important avec les organisations syndicales", après l'annonce pour le 24 août de mesures destinées à réduire le déficit de la France. Interrogée sur France Info sur la proposition du secrétaire général de la CFDT François Chérèque, d'un "sommet social" avant le 24 août, Valérie Pécresse a souligné que les décisions annoncées mercredi prochain "crédibiliser(aient leur) trajectoire de réduction des déficits".
"C'est une étape indispensable. Nous serons au rendez-vous et ensuite, évidemment, on peut envisager d'avoir une phase de dialogue social important avec les organisations syndicales", a-t-elle déclaré. Mais, selon la ministre, c'est aujourd'hui "la responsabilité du gouvernement de prendre ces décisions". "Nous entendons les messages de toutes les organisations syndicales et nous les écoutons avec beaucoup d'attention. Nous en tiendrons compte évidemment dans les décisions qui seront prises mardi", a-t-elle ajouté.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire