Relaxé dans l'affaire de l'Angolagate, Charles Pasqua vient d'être renvoyé en correctionnelle par le juge Tournaire dans le dossier "Pétrole contre nourriture". En 1996, la communauté internationale assouplit l'embargo sur le pétrole irakien. Des exportations sont autorisées sous contrôle de l'ONU. Mais, très vite, Saddam Hussein et son entourage distribuent sous le manteau, à des personnalités étrangères susceptibles d'appuyer leur cause, des "allocations de barils de pétrole".
Charles Pasqua aurait ainsi perçu l'équivalent de plus de 4 millions de barils sous forme de commissions occultes via son conseiller diplomatique, Bernard Guillet. Les deux hommes contestent. Charles Pasqua, pourtant proche de l'ex-pilier du régime Tarek Aziz, se dit victime d'un complot. Les archives irakiennes saisies par la CIA où son nom apparaît seraient des faux. L'ancien ministre de l'Intérieur se retrouve épinglé pour "trafic d'influence aggravé et corruption d'agents publics étrangers". Une décision contrariante pour le parquet, qui avait demandé un non-lieu, de même que pour Total. Le pétrolier est poursuivi comme personne morale, ainsi que son actuel P-DG, à l'époque directeur général de Total Moyen-Orient.
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