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jeudi 18 août 2011

Crise de la dette : les Bourses européennes dans le rouge

Crise de la dette : les Bourses européennes dans le rouge


Les Bourses européennes et américaines creusent leurs pertes jeudi en milieu d'après-midi. La crise des dettes souveraines et, surtout, une croissance chancelante dans les pays développés, nourrissent toujours l'aversion aux actifs risqués, notamment les actions. 
À Paris vers 15 h 30, l'indice CAC 40 perd 3,03 % à 3 155,89 points, dans un volume d'échange limité. La Société générale dégringole de 8 %, BNP Paribas de plus de 4 %. Mais ce sont toutes les valeurs de l'indice qui sont dans le rouge ainsi que l'ensemble des places européennes. La Bourse de Londres lâche 3,32 %, Francfort 4,51 %, Milan 4,71 % et Madrid 4,42 %. Vers 15 h 45, la Bourse de Stockholm perd plus de 5 %, celle d'Helsinki 5,7 %, celle d'Oslo 4,7 % et celle de Copenhague 4,1 %. Wall Street ne fait guère mieux, le Dow Jones enregistrant jusqu'à 4 % de chute tout comme le Nasdaq.
Fuite vers les obligations françaises
Le secteur bancaire européen est d'abord affecté par les propos, rapportés par le Wall Street Journal de jeudi, de la Réserve fédérale américaine. L'institut monétaire s'inquiète de la capacité des filiales aux États-Unis de banques européennes à maintenir un niveau adéquat de liquidité, au cas où leurs maisons mères seraient contraintes de rapatrier brutalement des capitaux, selon le quotidien.
Interrogés par l'AFP, plusieurs opérateurs de marché ignoraient dans la journée les raisons du décrochage du titre Société générale. "La banque est très fragilisée depuis l'affaire Kerviel. Il est donc logique qu'elle trinque toujours davantage et elle reste affectée par les rumeurs de la semaine dernière" évoquant son éventuelle faillite, a commenté Renaud Murail, gérant d'actions chez Barclays Bourse. Cette baisse intervient alors que les ventes à découvert sur ces valeurs bancaires ont été interdites temporairement en France et dans d'autres pays en Europe. Ce mécanisme avait été montré du doigt lors de l'effondrement de plus de 22 % en séance du titre Société générale le 10 août.
La "fuite des capitaux vers la qualité", qui découle de la panique, profite aux emprunts d'État ayant la meilleure signature. Le Bund allemand à 10 ans, référence de la zone euro, s'est détendu de 8 points de base et est passé sous 2,2 % (2,15 %) et l'OAT française de même maturité est passé sous 2,8 % (- 8 pdb à 2,79 %).

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