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mercredi 10 août 2011

Dette - En pleine crise, Sarkozy convoque une "réunion de travail"

Dette - En pleine crise, Sarkozy convoque une "réunion de travail"


Nicolas Sarkozy a finalement décidé qu'un aller-retour à Paris était nécessaire. En vacances dans la résidence de sa belle-famille au Cap-Nègre, le président de la République est, en effet, rentré dans la nuit de mardi à mercredi pour une "réunion de travail" - l'Élysée insiste sur ces termes - sur la "situation économique et financière". Outre le Premier ministre François Fillon, rentré de Toscane, Nicolas Sarkozy avait convoqué le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé, le ministre de l'Économie François Baroin, le ministre chargé des Affaires européennes Jean Leonetti ainsi que la ministre du Budget Valérie Pécresse. Le gouverneur de la Banque de France Christian Noyer était également présent.
À la sortie de la réunion, c'est François Baroin qui s'est exprimé au nom du gouvernement, avec la ferme intention de se montrer rassurant : "Nous avons travaillé deux heures et quart" dans le but de "faire un état des lieux de la situation économique" et d'"établir le programme pour les semaines qui viennent", a-t-il expliqué. Le ministre de l'Économie s'est par la suite félicité des décisions prises ces derniers jours sur le plan économique, tout comme l'Élysée, quelques minutes plus tard, dans un communiqué : "Le chef de l'État a constaté que les décisions prises par les institutions européennes et américaines ont permis de réduire les tensions sur les marchés financiers. En Europe, les mesures décidées par les autorités espagnoles et italiennes ainsi que les interventions de la BCE ont été efficaces pour réduire de manière significative les taux d'intérêt sur la dette de ces deux pays", a indiqué la présidence
Rendez-vous le 24 août
Quant aux décisions à venir en France, notamment sur la question de la réduction des déficits, Nicolas Sarkozy s'est montré ferme et a souligné que "les évolutions actuelles valident la stratégie économique conduite par le gouvernement". "La réforme des retraites adoptée en 2010 a permis de renforcer de manière durable la soutenabilité à long terme de nos finances publiques et conforte le crédit de la France", a-t-il ajouté. Ainsi, indique l'Élysée, "le chef de l'État a rappelé que les engagements de réduction du déficit des comptes publics sont intangibles et seront tenus quelle que soit l'évolution de la situation économique".
François Baroin a par ailleurs annoncé deux rendez-vous importants. Le premier aura lieu le 17 août, date à laquelle aura lieu un entretien entre Nicolas Sarkozy et le Premier ministre François Fillon. Le second, le 24 août, jour du conseil des ministres de la rentrée, où aura lieu une "réunion de décisions", destinée à adopter des mesures visant à atteindre les objectifs que la France s'est fixés en matière de réduction des déficits publics. "Ce qui est intangible, c'est ce qui est fixé pour l'exercice du budget 2011. Ce qui est intangible, c'est ce qui est fixé dans le cadre de la loi triennale pour la perspective 2012. Ce sont ces objectifs de déficits publics qui constitueront la matrice des mesures que nous serons amenés à prendre", a commenté le ministre de l'Économie.
Pas une "réunion de crise"
Prévenu mardi matin de la tenue de cette réunion, Jean Leonetti précise au Point.fr qu'il ne s'agissait en aucun cas d'une "réunion de crise", mais bien d'une "réunion de travail". Entré au gouvernement lors du dernier remaniement, le radical a trouvé que le président Sarkozy affichait "beaucoup de sérénité, et du sang-froid". Le président de la République travaillait jusqu'à présent depuis son lieu de villégiature dans le Var, notamment pour ne pas donner l'impression de céder à la panique. Mardi, il a décidé de profiter d'un léger mieux du côté des marchés pour montrer la mobilisation du gouvernement. Selon nos informations, l'Élysée a pris soin d'attendre l'ouverture de la Bourse, en légère hausse, pour annoncer le retour du chef de l'État. 
Sur la question de la règle d'or, le chef de l'État n'a pas annoncé sa décision sur la question de la réunion du Parlement en congrès. Mais, pour le ministre des Affaires européennes, le contexte de crise actuel en fait une "nécessité économique et financière mondiale" indéniable. "Cela ne peut plus être perçu comme une question de stratégie politique", ajoute-t-il. C'est d'ailleurs pour donner une dimension internationale à la réunion que Nicolas Sarkozy a souhaité la présence autour de la table d'Alain Juppé et de Jean Leonetti. 

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