La Bourse de Paris est fébrile, mardi. A 13 h 24, le CAC 40 gagnait 1,09 %, après avoir été dans le rouge toute la matinée. Vers 10 h 30, l'indice parisien a perdu 4,19 %, s'établissant à 2 994,38 points, sous la barre symbolique des 3 000 points. Le CAC est donc dans le sillage des places financières asiatiques, qui ont plongé dans la nuit de lundi à mardi, à l'image de l'ensemble des places financières mondiales, laminées par la perte du triple A des États-Unis et malgré les interventions des dirigeants politiques et économiques pour apaiser les marchés.
Les marchés financiers accusent le coup après la décision de l'agence d'évaluation financière Standard & Poor's (S&P) de reléguer la note des États-Unis à AA+ avec une perspective négative. Les nombreux appels au calme des dirigeants politiques n'ont pas réussi à calmer l'incendie. Le président américain Barack Obama a tenu un discours volontariste depuis la Maison-Blanche lundi soir défendant le statut des États-Unis et assurant que l'Amérique mériterait toujours d'être notée "AAA". Mais son discours est loin d'avoir rassuré les investisseurs.
Mardi matin, les Bourses asiatiques ont limité leurs pertes, après une ouverture en chute libre. Après avoir plongé en début de séance - la Bourse de Séoul a perdu jusqu'à 10 % -, les Bourses asiatiques limitaient leurs pertes, Sydney parvenant même à repasser dans le vert, grâce à "une chasse aux bonnes affaires" qui voit les investisseurs profiter des prix bas pour acheter. La Bourse de Tokyo a clôturé sur une chute de 1,68 % après avoir perdu 3,30 % dans l'après-midi, Séoul a fermé sur une baisse de 3,6 % après avoir plongé de 7 % et Hong Kong 6 %, tandis que Sydney affichait une hausse de 0,50 %. Shanghai cédait 1,10 %
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