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mardi 2 août 2011

Le relèvement du plafond de la dette américaine a été entériné par le Sénat

Le relèvement du plafond de la dette américaine a été entériné par le Sénat


Le Sénat américain a approuvé, mardi, le projet de loi sur le relèvement du plafond de la dette, qui doit maintenant être promulgué par le président Barack Obama pour éviter un défaut de paiement des États-Unis.
Les élus ont approuvé le texte par 74 voix contre 26 au lendemain de son adoption à la Chambre des représentants. Il ne reste que quelques heures au président Obama pour promulguer le texte avant l'ultime limite fixée par le Trésor pour éviter un défaut de paiement, mardi à minuit (mercredi, 6 heures, heure française). Le Sénat devait rassembler au moins 60 voix sur 100 au moment pour pouvoir approuver le texte.
Le compromis obtenu dimanche soir à l'arraché entre la Maison-Blanche et les chefs parlementaires autorise un relèvement du plafond de la dette américaine qui avait atteint le 16 mai son maximum à 14 294 milliards de dollars. La mesure est accompagnée de réductions budgétaires, jusqu'à 2 500 milliards de dollars en deux étapes.
"Ce n'est pas le plan de réduction des déficits que j'aurais écrit", a affirmé, mardi peu avant le vote, le chef de la minorité républicaine, Mitch McConnell, devant le Sénat. Les républicains auraient souhaité encore davantage de réductions budgétaires.
"Arrangement injuste" (Harry Reid)
Le chef démocrate Harry Reid a ensuite souligné qu'il s'agissait d'un "compromis" entre deux parties en désaccord. Mais il a ajouté que "la majorité des démocrates, des indépendants et des républicains pensent que cet arrangement est injuste, car les plus riches n'y ont pas contribué". Le texte ne comporte aucune hausse d'impôt, un point sur lequel Barack Obama a dû céder face à la pression des républicains.
Au milieu de doutes sur les capacités de l'accord à parvenir efficacement à réduire les déficits américains dans les dix prochaines années et à assainir les finances, la Bourse de New York a de nouveau ouvert en baisse mardi.
En outre, l'économie américaine reste mal en point, avec un taux de chômage à 9,2 % et une croissance faible à 1,3 %. Et les derniers indicateurs ne sont pas rassurants : la consommation des ménages (-0,2 %) a donné de nouveaux signes de faiblesse, selon des données du mois de juin publiées mardi.
La Chambre des représentants avait adopté mardi le texte par 269 voix contre 161.

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