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L'étau se resserre autour de Muammar Kadhafi. Les rebelles sont à Tripoli. De violents combats seraient en cours lundi autour de la résidence du dirigeant libyen. Kadhafi y est-il actuellement réfugié ?
Alain Juppé, ministre des Affaires étrangères français, a avoué lundi qu'il n'était pas en mesure de dire où le colonel se trouvait. Selon un diplomate, il serait encore dans cette résidence de Bab al-Aziziya. Les bâtiments ont presque tous été rasés par les bombardements de l'Alliance atlantique, mais Kadhafi disposerait de plusieurs bunkers dans sa résidence. Cette hypothèse est aussi celle évoquée par le chef du CNT Moustapha Abdel Jalil. "Il pourrait se trouver à Bab al-Aziziya ou ses alentours", a-t-il dit, ajoutant que "personne ne pouvait préciser le lieu exact où se trouve Kadhafi à l'intérieur ou à l'extérieur de la Libye".
D'après le quotidien italien Corriere della Sera, le général pourrait être retranché à l'ambassade du Venezuela, dont le président Hugo Chávez a dénoncé l'agression impérialiste en Libye.
"Nettoyer la capitale des rebelles" (Kadhafi)
De son côté, la chaîne arabe Al Jazeera évoque l'hypothèse d'un départ à bord d'un avion sud-africain. Deux appareils de ce pays seraient stationnés à l'aéroport de Tripoli, prêts à partir. Le président sud-africain Jacob Zuma pourrait être tenté de trouver une porte de sortie acceptable pour le général Kadhafi après avoir joué un rôle central dans la médiation entre le CNT et le pouvoir de Kadhafi. Le gouvernement sud-africain a démenti avoir envoyé des avions en Libye pour exfiltrer le colonel. Et a ajouté que l'Afrique du Sud, en cas de départ du dirigeant libyen, ne reconnaîtrait pas dans l'immédiat le Conseil national de transition des rebelles.
Selon Moussa Ibrahim, porte-parole du régime, qui s'exprimait dimanche, Muammar Kadhafi est prêt à négocier en personne avec les rebelles et a invité l'Otan à les convaincre de mettre fin à leur offensive contre Tripoli. Les rebelles libyens ont répondu très vite qu'ils étaient prêts à cesser le combat si Muammar Kadhafi acceptait de quitter le pouvoir. Mustapha Abdel Jalil, chef de file du Conseil national de transition (CNT), sur l'antenne d'Al Arabiya avait alors affirmé : "Kadhafi et ses fils seront dans ce cas autorisés à quitter le pays."
Le colonel Kadhafi n'a pourtant pas tenu le même discours à la population le jour même. Dans deux messages sonores diffusés par la télévision libyenne, il a appelé "ses partisans à "nettoyer" la capitale des rebelles.
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