Comment mieux faire avaler la pilule de la rigueur aux Français ? Le gouvernement a trouvé la bonne méthode : maquiller une augmentation de la contribution sociale généralisée (CSG) et de la contribution pour le remboursement de la dette sociale (CRDS) en mesure technique. Parmi les multiples annonces de François Fillon figure en effet "la réduction de l'abattement forfaitaire pour frais professionnels de 3 % à 2 %".
Une "réduction" qui revient à élargir l'assiette des revenus sur laquelle sont calculées la CSG et la CRDS, ces impôts proportionnels - contrairement à l'impôt sur le revenu dont le taux augmente avec le revenu - sur les salaires. Ce faisant, François Fillon évite tout simplement d'afficher une hausse des taux, alors que le gouvernement dit refuser toute augmentation générale des impôts.
Explications. Jusqu'à présent, pour tenir compte des frais professionnels des salariés, la CSG et la CRDS étaient calculées sur 97 % des revenus brut du salarié, et non pas 100 % (dans la limite de 141 408 euros brut de salaire annuel en 2011). Avec le plan Fillon, ce chiffre passe à 98 %. Le gouvernement attend de cette légère hausse 550 millions d'euros supplémentaires pour les comptes de la Sécurité sociale. Soit une augmentation d'un peu plus d'un euro de CSG et de CRDS pour un salaire brut de 1 500 euros.
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