DSK hors-course à moins d'un miracle, le Parti socialiste balance entre écœurement et appels à la raison. Martine Aubry joue la carte de l'union pour ressouder l'équipe vers les primaires et 2012.

Tourner la page. Face à l'affaire DSK, le Parti socialiste est passé de l'ahurissement au désespoir puis à la révolte. L'heure est désormais au ressaisissement, veut-il croire. « Il faut rappeler le cap après la stupéfaction et la sidération », a insisté lundi Martine Aubry. Car la colère couve encore dans les rangs PS, notamment face au traitement judiciaire et médiatique réservé au patron du FMI. « La violence de ces images d'un Dominique Strauss-Kahn à qui on n'avait pas permis de se raser, fatigué, qui n'était pas habillé normalement, tout cela porte atteinte à la dignité humaine », s'est insurgé lundi Elisabeth Guigou, ex-garde des Sceaux, sur Europe 1.
« Se payer un Français »
« Très choquée par les images », la première secrétaire s'est félicitée surFrance Info qu'en France, on ne puisse « pas montrer quelqu'un menotté, on ne peut pas humilier, on ne peut pas dégrader quelqu'un qui n'est pas encore jugé » (en vertu, justement, de la loi Guigou de 2000). Pour la plupart des responsables socialistes interrogés, ces images relèveraient d'une négation de la présomption d'innocence. Mais seuls Robert Badinter, ancien ministre socialiste de la Justice, Jack Lang, ex-ministre de la culture et Elisabeth Guigou ont dit tout haut ce que certains murmurent à mot couverts rue de Solférino.
À savoir que l'exhibition médiatique d'un prévenu, légale aux Etats-Unis, relèverait d'une parodie de justice. Pour Badinter, cela équivaut à une « mise à mort médiatique ». « C'est honteux, cela n'a rien à voir avec la justice et en particulier la justice américaine », s'est-il emporté, ému, au micro de France Inter. Guigou et Lang sont même allés jusqu'à pointer du doigt le système judiciaire américain, fondé sur l'instruction accusatoire. La première s'est dite « heureuse » lundi, que la France « n'ait pas le même système judiciaire que les Etats-Unis ». Le second a carrément jugé qu'il n'était « pas impensable » que la magistrate qui a refusé la libération sous caution de DSK ait voulu « se payer un Francais ».
À savoir que l'exhibition médiatique d'un prévenu, légale aux Etats-Unis, relèverait d'une parodie de justice. Pour Badinter, cela équivaut à une « mise à mort médiatique ». « C'est honteux, cela n'a rien à voir avec la justice et en particulier la justice américaine », s'est-il emporté, ému, au micro de France Inter. Guigou et Lang sont même allés jusqu'à pointer du doigt le système judiciaire américain, fondé sur l'instruction accusatoire. La première s'est dite « heureuse » lundi, que la France « n'ait pas le même système judiciaire que les Etats-Unis ». Le second a carrément jugé qu'il n'était « pas impensable » que la magistrate qui a refusé la libération sous caution de DSK ait voulu « se payer un Francais ».
« Unis et responsables »
Stop. On arrête. La direction du PS a sifflé la mi-temps mardi, à l'occasion du bureau national exceptionnel convoqué rue de Solférino, à Paris. Tout en regrettant que les médias français n'aient pas respecté la loi Guigou, Martine Aubry s'est félicité de ce que les socialistes aient été « unis dans l'émotion et responsables ». Et d'assurer que le PS serait « à la hauteur » pour 2012. Le calendrier des primaires, fixé du 28 juin au 13 juillet pour les dépôts de candidature, est officiellement inchangé. Il ne faudrait pas que carton rouge essuyé par DSK rejaillisse sur l'ensemble de l'équipe socialiste. « Ce n'est pas l'affaire du PS, ne mélangeons pas les choses », a d'ailleurs insisté lundi Jean-Marc Ayrault, chef de file des députés PS.
Ce matin sur France Info, Martine Aubry a estimé que ce n'était « pas le moment » de parler de sa candidature éventuelle, alors que plusieurs de ses partisans la presseraient de se déclarer. « Pour l'instant je suis sur un autre terrain », a-t-elle fait valoir lundi au siège du PS. Pas question de laisser le naufrage DSK arbitrer le calendrier, et encore moins de présenter une candidature palliative.
Ce matin sur France Info, Martine Aubry a estimé que ce n'était « pas le moment » de parler de sa candidature éventuelle, alors que plusieurs de ses partisans la presseraient de se déclarer. « Pour l'instant je suis sur un autre terrain », a-t-elle fait valoir lundi au siège du PS. Pas question de laisser le naufrage DSK arbitrer le calendrier, et encore moins de présenter une candidature palliative.
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