Après plusieurs semaines où la contestation a couvé, il semble que la situation au Yémen a définitivement basculé dans la violence vendredi. Le président yéménite contesté, Ali Abdallah Saleh, a été blessé dans un bombardement du palais présidentiel à Sanaa.
Selon un responsable du parti présidentiel, Saleh a été "légèrement blessé à la tête" dans le bombardement dont les responsables yéménites ont accusé le plus puissant des chefs tribaux du pays,cheikh Sadek Al-Ahmar.Mais le président yéménite a assuré dans un message audio être bien portant, après plusieurs heures d'incertitude sur son état de santé. "Je me porte bien, je suis en bonne santé", a affirmé le président, indiquant que sept officiers avaient été tués dans la chute d'un obus sur la mosquée du palais présidentiel. Un bilan officiel avait auparavant fait état de trois morts. Lors de son discours, le chef de l'Etat s'en est pris aux "fils d'Al-Ahmar", dans une référence à cheikh Sadek et ses neuf frères, dont les hommes sont engagés dans une bataille sanglante contre les forces fidèles au président, appelant "les forces armées à nettoyer les institutions de l'Etat de ces gangs rebelles de hors-la-loi".
Rumeurs sur la mort de Saleh
Un responsable du parti au pouvoir, qui a requis l'anonymat, a indiqué que Saleh était soigné à l'hôpital du ministère de la Défense, refusant cependant de fournir des précisions sur son état. Mais une conférence de presse qu'il devait tenir a été annulée. La télévision avait de son côté indiqué que le président devait "prononcer un discours dans les prochaines heures", démentant une information de la chaîne de télévision Souheil, contrôlée par la puissante tribu des Hached, selon laquelle le président serait mort. Outre le président du Yémen, plusieurs hauts responsables, dont le Premier ministre, Ali Mohamed Moujawar, les présidents de la Chambre des députés, Yahia al-Raï, et du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, ainsi que le conseiller de presse du président, Abdo Burji, ont été blessés dans le bombardement de la présidence à Sanaa, selon un responsable du parti présidentiel. Le gouverneur deSanaa, Noomane Douik, a eu "une jambe et une main amputées", selon ce responsable ayant requis l'anonymat.
En riposte, l'armée a pilonné la résidence de cheikh Hamid al-Ahmar, frère du puissant chef tribal des Hached, Sadek al-Ahmar, dont les combattants sont engagés depuis une dizaine de jours dans de violents affrontements contre les forces gouvernementales dans le nord de Sanaa. La Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, a également bombardé les maisons des deux autres frères decheikh Sadek al-Ahmar, Hemyar et Mizhij, et celle du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar. Toutefois, cheikh Hamid al-Ahmar a rejeté ces accusations, affirmant que le président Saleh était l'instigateur de l'attaque contre le Palais et qu'il cherchait à "déclencher la guerre civile". Quoiqu'il en soit, vendredi soir, la capitale yéménite offrait l'image d'une ville fantôme, plongée dans l'obscurité en raison d'une panne de courant, au milieu d'un important déploiement des forces de sécurité.
Un responsable du parti au pouvoir, qui a requis l'anonymat, a indiqué que Saleh était soigné à l'hôpital du ministère de la Défense, refusant cependant de fournir des précisions sur son état. Mais une conférence de presse qu'il devait tenir a été annulée. La télévision avait de son côté indiqué que le président devait "prononcer un discours dans les prochaines heures", démentant une information de la chaîne de télévision Souheil, contrôlée par la puissante tribu des Hached, selon laquelle le président serait mort. Outre le président du Yémen, plusieurs hauts responsables, dont le Premier ministre, Ali Mohamed Moujawar, les présidents de la Chambre des députés, Yahia al-Raï, et du Conseil consultatif, Abdel Aziz Abdel Ghani, ainsi que le conseiller de presse du président, Abdo Burji, ont été blessés dans le bombardement de la présidence à Sanaa, selon un responsable du parti présidentiel. Le gouverneur deSanaa, Noomane Douik, a eu "une jambe et une main amputées", selon ce responsable ayant requis l'anonymat.
En riposte, l'armée a pilonné la résidence de cheikh Hamid al-Ahmar, frère du puissant chef tribal des Hached, Sadek al-Ahmar, dont les combattants sont engagés depuis une dizaine de jours dans de violents affrontements contre les forces gouvernementales dans le nord de Sanaa. La Garde républicaine, corps d'élite de l'armée, a également bombardé les maisons des deux autres frères decheikh Sadek al-Ahmar, Hemyar et Mizhij, et celle du général dissident Ali Mohsen al-Ahmar. Toutefois, cheikh Hamid al-Ahmar a rejeté ces accusations, affirmant que le président Saleh était l'instigateur de l'attaque contre le Palais et qu'il cherchait à "déclencher la guerre civile". Quoiqu'il en soit, vendredi soir, la capitale yéménite offrait l'image d'une ville fantôme, plongée dans l'obscurité en raison d'une panne de courant, au milieu d'un important déploiement des forces de sécurité.
L'UE va organiser l'évacuation de ses citoyens
A Taëz (270 km au sud de la capitale), des heurts ont opposé des soldats à des manifestants qui tentaient de gagner la place de la Liberté, où un sit-in avait été démantelé par la force lundi au prix de plus de 50 morts. Deux manifestants ont été tués et 30 blessés par des tirs des soldats, alors que quatre militaires ont été tués par balle et 24 blessés, selon une source des services de sécurité qui a affirmé que certains manifestations étaient armés.
Face à la situation, la Maison Blanche a fermement condamné les violences, en particulier le bombardement du palais présidentiel, appelant "toutes les parties à l'arrêt immédiat des hostilités". Même appel de Paris qui a réclamé à nouveau le départ du président Saleh et demandé aux Français encore sur place de quitter le Yémen sans délai. Londres a également lancé un nouvel appel à ses ressortissants, leur demandant instamment de quitter le Yémen sans délai, au vu de "l'escalade de la violence" dans ce pays. Autre preuve du caractère critique de la situation, l'Union européenne a activé un mécanisme visant à aider et à coordonner l'évacuation de ses citoyens résidant au Yémen et voulant partir en raison des violences, a annoncé sa chef de la diplomatie Catherine Ashton.
A Taëz (270 km au sud de la capitale), des heurts ont opposé des soldats à des manifestants qui tentaient de gagner la place de la Liberté, où un sit-in avait été démantelé par la force lundi au prix de plus de 50 morts. Deux manifestants ont été tués et 30 blessés par des tirs des soldats, alors que quatre militaires ont été tués par balle et 24 blessés, selon une source des services de sécurité qui a affirmé que certains manifestations étaient armés.
Face à la situation, la Maison Blanche a fermement condamné les violences, en particulier le bombardement du palais présidentiel, appelant "toutes les parties à l'arrêt immédiat des hostilités". Même appel de Paris qui a réclamé à nouveau le départ du président Saleh et demandé aux Français encore sur place de quitter le Yémen sans délai. Londres a également lancé un nouvel appel à ses ressortissants, leur demandant instamment de quitter le Yémen sans délai, au vu de "l'escalade de la violence" dans ce pays. Autre preuve du caractère critique de la situation, l'Union européenne a activé un mécanisme visant à aider et à coordonner l'évacuation de ses citoyens résidant au Yémen et voulant partir en raison des violences, a annoncé sa chef de la diplomatie Catherine Ashton.
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