« De mon point de vue, il y a eu ces derniers jours des signes (qui montrent que) Kadhafi est de plus en plus isolé », a indiqué Michael Mullen, le chef d'état-major interarmées américain. Après avoir été lâché par le président russe qui a décidé de se ranger du côté des Occidentaux - lors du sommet du G8 - en signant la déclaration reconnaissant que Kadhafi avait perdu « toute légitimité », le leader libyen doit également faire face à la prolongation des opérations militaires de l'Otan jusqu'en septembre. Une situation d'autant plus difficile pour le colonel, que l'ONU l'a accusé mercredi d'avoir commis des crimes contre l'humanité.
Les accusations de l'ONU
« Des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre ont été commis par les forces du gouvernement libyen », a déclaré la commission d'enquête crée par le Conseil des droits de l'homme de l'ONU, mercredi. Celle-ci a en effet annoncé l'identification d' « une série de violations graves des droits de l'homme et du droit international humanitaire ». Ce « recours excessif à la force contre les manifestants, au moins dans les premiers jours des manifestations » aurait causé « un nombre important de morts et de blessés ». Le rapport fait ainsi état de détentions arbitraires, de disparitions forcées, d'obstacles à l'accès aux soins médicaux et d' « attaques graves » menées à l'encontre des médias. Loin d'être le seul dans le viseur de l'ONU, le régime de Kadhafi est rejoint par la rébellion. Alors qu'elle bénéficie du soutien des forces de l'Otan, ses membres sont accusés de « crimes de guerre » mais aussi de « torture ainsi que d'autres formes de traitements inhumains et dégradants ». La commission estime que depuis le début de la révolte – en février – les combats auraient entrainé la mort de 10.000 à 15.000 personnes.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire