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mardi 19 juillet 2011

Borloo lance sa précampagne en attaquant Sarkozy

Borloo lance sa précampagne en attaquant Sarkozy


Candidat à l'investiture de la confédération des centres (Ares), l'ex-ministre de l'Écologie et président du Parti radical (PR), doit s'affirmer sur la scène politique avant l'automne, date à laquelle il dira s'il est ou non candidat. Dans ce but, il a choisi de consacrer son été à aller sur le terrain à la rencontre des Français. Première destination, le Futuroscope de Poitiers, où il a retrouvé sur ses terres l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin dont il a été le ministre de 2002 à 2005 (Rénovation urbaine, puis Emploi).
Jean-Louis Borloo a profité de ce déplacement pour interpeller le président Sarkozy en lui demandant dans un courrier de convoquer le parlement en congrès pour "informer les Français" et "débattre de la crise" de la dette en Europe. Une manière de se poser en homme d'État en prenant les devants sur un sujet majeur pour le pays. L'affiche Borloo-Raffarin avait de quoi séduire le député du Nord, ancien maire de Valenciennes, qui n'a jamais caché son ambition de réunir un jour tous les centristes de la majorité, qu'ils soient dans ou hors de l'UMP.
Avec les encouragements d'un ancien Premier ministre
Si l'ex-Premier ministre revendique sans ambiguïté son appartenance au parti présidentiel, il a récemment déclaré qu'une candidature Borloo à la présidentielle "pourrait être utile", tout en soulignant que "s'il y a un risque Le Pen, Jean-Louis Borloo devra comprendre qu'il ne peut pas courir ce risque". "Il aurait pu ne pas être là, mais il est là."
"Avec Jean-Pierre, on a mené des batailles qui ont marqué ma vie. Par ailleurs, il a cette simplicité dans le regard sur les choses avec beaucoup d'acuité et un sens de la perspective", a salué Borloo devant des journalistes. S'agit-il d'une main tendue ? "Je le respecte trop pour être dans ce type de débat", a éludé l'ancien ministre. "Mais, d'une certaine manière, on rêve de la même France, respectueuse de l'autre, humaniste, convaincu que réconcilier, c'est mieux que diviser", a-t-il expliqué. "Il m'a toujours dit tu sais, Jean-Louis, je pense qu'on aura besoin que tu parles et que tu parles haut et fort", a confié Borloo.
Respect entre centristes et UMP
Est-ce un encouragement ? "En tout cas, c'est de la bienveillance", a-t-il dit en s'amusant de ceux qui, à l'UMP, pensent qu'il ne serait plus fréquentable et qu'il "sentirait le soufre". "Le soufre au bout d'un petit bout de bois, cela s'appelle une allumette. Et c'est très utile, cela sert à éclairer", s'est-il amusé. En arpentant, avec son ancien ministre, les allées du Futuroscope, Jean-Pierre Raffarin a confié son plaisir d'avoir "retrouvé un vieux camarade". "C'est un accueil républicain. J'ai avec Jean-Louis Borloo des relations d'amitié et de loyauté. Il a été mon ministre et nous nous sommes bien entendus. J'ai apprécié sa finesse, son énergie, sa capacité à aller au bout des réformes qu'il menait", a justifié le vice-président du conseil national de l'UMP.
"Je pense aussi qu'il est utile pour la vie politique nationale que le centre réfléchisse à sa plate-forme politique, à ses perspectives, qu'il doit y avoir un dialogue de respect entre les centristes de l'UMP et les centristes qui sont à l'extérieur", a-t-il ajouté. "C'est à lui de porter son propre projet, de construire son propre parcours. Moi, je suis engagé dans l'UMP. Mais il est clair que je trouve que sa démarche est estimable et respectable", a conclu Raffarin.

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