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jeudi 14 juillet 2011

Qui sont les cinq soldats tués mercredi en Afghanistan ?

Qui sont les cinq soldats tués mercredi en Afghanistan ?


La tragique attaque-suicide, qui a tué hier cinq soldats français à Joybar (province de Kapisa), est survenue dans un contexte de violence croissante : 17 Français sont morts en Afghanistan au cours du premier semestre, mais plus de 1 400 civils du seul fait de la guerre au cours de la même période. L'ONU explique ainsi cette recrudescence : "le transfert de la responsabilité de la sécurité des forces internationales aux forces afghanes dans plusieurs zones du pays en juillet, la violence a augmenté, les groupes antigouvernementaux voulant montrer que les forces afghanes ne peuvent maintenir seules la sécurité". Toujours selon l'ONU, 80 % des morts civiles entre janvier et juin 2011 sont imputables aux insurgés et 14 % aux forces progouvernementales (afghanes et internationales). La responsabilité des 6 % restants n'a pu être attribuée.
Dans ce contexte, les décès de cinq soldats français sont clairement liés à la volonté des insurgés de se trouver en position de force - y compris par rapport à d'autres composantes locales -, alors que l'Isaf a annoncé son retrait progressif. Il n'est pas du tout certain que la France ait été spécialement visée. Pour autant, ces cinq vies fauchées illustrent une fois encore la réalité de l'engagement français en Afghanistan, à travers - on ne le répétera jamais assez - celui d'hommes jeunes, bien entraînés, excellemment formés, ayant parfaitement conscience des risques qu'ils prennent et qu'ils assument. Ce qui n'enlève rien au chagrin de leurs familles et de leurs amis, ni à la tristesse de leurs camarades. L'armée de terre a diffusé, avec l'accord des familles, leurs photographies et leurs biographies.
Morts au combat
Le premier photographe militaire français tué au combat depuis, sans doute, des décennies est le caporal-chef Sébastien Vermeille, 31 ans. Affecté au Sirpa-Terre Images de Lyon, il est devenu "opérateur audiovisuel", photographe et vidéaste. Ancien du 1er Rima d'Angoulême, il a été pilote de char AMX-10RC et a multiplié les OPEX : Afghanistan, Côte d'Ivoire, Kosovo, Tchad... Il était, dit le Sirpa Terre, un "soldat de l'image".
L'adjudant Emmanuel Trecher, 38 ans, est un spécialiste des transmissions qui est arrivé au 17e régiment du génie parachutiste en 1994, en tant que spécialiste du réseau RITA (Réseau intégré de transmissions automatiques). Il est ensuite devenu formateur aux techniques commando, et a également servi à plusieurs reprises à l'étranger : Tchad, Bosnie, Sénégal, Kosovo. Comme tous ses camarades tués mercredi, il est arrivé en Kapisa fin mai et était affecté au Battle Group Raptor de la Task Force La Fayette. Il était marié, sans enfant.
Affecté au 1er RCP de Pamiers, l'adjudant Laurent Marsol avait 35 ans. Commando parachutiste, il a été envoyé au Tchad en 2006 et déjà à deux reprises en Afghanistan, en 2008 et en 2009, d'abord chef de binôme de recherche au sein du détachement de liaisons et d'investigations, puis au sein d'une OMLT (Operationnal Mentoring Liaison Team), chargé de la formation d'unités afghanes. 
Lui aussi commando parachutiste, l'adjudant Jean-Marc Gueniat avait 37 ans. Également affecté au 17e RGP, il était marié et père de deux jeunes enfants. 
Affecté aussi au 1er RCP, le lieutenant (au tableau de capitaine) Thomas Gauvin avait 27 ans. Cet officier est entré en 2005 à l'école spéciale militaire de Saint-Cyr (promotion capitaine Beaumont), dont il est sorti major. Sa notice biographique évoque un officier "extrêmement brillant", "passionné et attachant", "enthousiaste et équilibré", doté d'une "grande maturité" et d'une "rigueur intellectuelle rare qui en font un chef de combat de grande classe", doté de "grandes qualités physiques". Il était marié, 

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