google news

vendredi 8 juillet 2011

Silvio Berlusconi : "Si je pouvais, je laisserais tomber tout de suite"Silvio Berlusconi : "Si je pouvais, je laisserais tomber tout de suite"

Silvio Berlusconi : "Si je pouvais, je laisserais tomber tout de suite"


Silvio Berlusconi a peut-être vendu la mèche un peu trop tôt. "Aux prochaines élections, je ne serai pas candidat au poste de président du Conseil", annonce le Cavaliere, 75 ans en septembre prochain, dans une interview pour le moins surprenante au quotidien italien La Repubblica, vendredi. Mais ce n'est pas tout. "Si je pouvais, je laisserais tomber tout de suite", reconnaît Silvio Berlusconi, donnant même le nom du futur candidat de centre droit appelé à le remplacer dans deux ans, l'ancien ministre de la Justice Angelino Alfano, auquel il a déjà confié les rênes de son parti.
A-t-il parlé trop vite ? C'est ce que laisse entendre le journal, de tendance centre gauche, qui donne plusieurs détails croustillants sur les coulisses de l'interview du président du Conseil italien. Ainsi, à peine avait-il fait ses inhabituelles confessions qu'il a été interrompu par son porte-parole Paolo Bonaiuti, "Tu ne devrais pas dire que tu démissionnes", lui a-t-il objecté. "En effet, je ne démissionne pas", corrige alors un Silvio Berlusconi au ton décrit comme "fatigué" par les journalistes de La Repubblica. "Mais j'en aurais envie", persiste-t-il avant de répéter : "Dans tous les cas, je ne serai pas candidat au poste de président du Conseil pour les prochaines élections."
"Padre nobile"
Entré en politique en 1994, Silvio Berlusconi se voit jouer un rôle de "padre nobile" après 2013. "À 77 ans, je ne pourrai plus faire le président du Conseil", estime-t-il. Silvio Berlusconi avait déjà fait part de ses intentions en avril dernier, lors d'un dîner avec des journalistes de la presse étrangère. Mais cette nouvelle déclaration intervient après la cuisante défaite aux municipales de son parti. Une débâcle symbolisée par la perte de Milan, le fief de Berlusconi. Mais surtout le chef du gouvernement assure qu'il n'a pas l'intention non plus de briguer la présidence de la République, dont le mandat se renouvelle également en 2013, démentant ainsi une rumeur tenace.
"Ce n'est pas pour moi", lâche-t-il à La Repubblica, préférant faire la promotion de Gianni Letta, l'un de ses plus fidèles lieutenants, "un travailleur infatigable". "C'est la personne la plus adaptée, c'est même une personne de grande valeur et il a des rapports excellents avec le centre gauche", commente-t-il. Une autocritique à peine voilée.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire