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mercredi 27 juillet 2011

Tuerie d'Utoeya : "Que vos enfants appellent eux-mêmes"

Tuerie d'Utoeya : "Que vos enfants appellent eux-mêmes"


Le père de deux adolescents présents sur l'île d'Utoeya s'est vu rétorquer que ses enfants "n'avaient qu'à appeler eux-mêmes" lorsqu'il a tenté d'avertir la police qu'une fusillade avait éclaté, a-t-il raconté à un journal norvégien mercredi. 
Après avoir reçu un coup de téléphone alarmé de sa fille, Geir Johnsen s'est heurté à un mur d'incrédulité. "Ce qui s'est passé, c'est que je n'ai absolument pas été cru quand j'ai expliqué ce que ma fille sur Utoeya m'avait raconté. On m'a dit que, si c'était le cas, les enfants n'avaient qu'à appeler eux-mêmes. Même quand j'ai supplié qu'on me prenne au sérieux", a-t-il dit au journal localFremover. Après deux ou trois minutes de discussions "frustrantes", "je crois que je lui ai dit quelque chose du genre Tu n'es vraiment pas d'une grande aide, vieille garce et elle m'a répondu de ne pas la traiter de garce", explique Geir Johnsen.
"C'est à Oslo que ça se passe"
La très violente explosion d'une voiture piégée dans le centre d'Oslo, une heure et demie avant le début de la fusillade à Utoeya, a concentré toute l'attention de la police dans un premier temps, laissant le champ libre au tireur Anders Behring Breivik en route vers l'île. La police a reconnu qu'elle était arrivée une heure après avoir été informée de la fusillade, notamment parce qu'elle n'avait pas d'hélicoptère d'intervention adapté, suscitant des critiques de rescapés et de médias.
Freddy Lie, un autre père qui a perdu une fille et dont une autre a été blessée sur Utoeya, a expliqué lundi que la police lui avait dit "c'est à Oslo que ça se passe", quand il l'avait prévenue d'une fusillade après avoir été alerté par une de ses filles à Utoeya.

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