Le petit monde de l'aviation d'affaires n'en revient pas : depuis le 26 août, le jet de Bernard Tapie est immobilisé dans un hangar du Bourget parce que la société chargée de sa maintenance et de son exploitation, Carré Aviation, lui a retiré d'office sa licence commerciale. Motif : l'homme d'affaires, bien que renfloué par le fameux arbitrage sur la vente d'Adidas (qui lui a rapporté plus de 200 millions d'euros), refuserait d'honorer une facture de... 250 000 euros. Après divers échanges musclés, les dirigeants de Carré (dont le siège est situé à Malte) ont informé la Direction de l'aviation civile que l'appareil n'était plus habilité à effectuer des vols commerciaux.
L'avion, un Bombardier Global Express BD-700 immatriculé 9H-GBT (comme Groupe Bernard Tapie) et qui peut embarquer jusqu'à 19 passagers, a été acheté aux États-Unis en janvier, au prix de 23 millions de dollars. Il appartient officiellement à une société belge, Abbeycroft, dont Tapie assure qu'il détient 20 % - mais qu'il en prendra bientôt le contrôle. Indigné, l'ex-ministre affirme au Pointque, si son jet est bien cloué au sol, c'est "en raison d'une enquête en cours sur la société Carré qui lui interdit de faire voler tous ses avions" - ce que la direction de Carré nie formellement. La dette en souffrance ? Il jure qu'elle n'a "jamais existé" et ajoute : "Quand on est dans ma situation, on paie ses factures." Enfin, il promet que l'avion sera "bientôt immatriculé en France, ce qui réglera tous les problèmes". À voir.
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