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samedi 3 septembre 2011

L'UMP, unie à Marseille... contre le PS

L'UMP, unie à Marseille... contre le PS


Jean-François Copé évoque "l'esprit de Marseille" à son arrivée, vendredi, au campus de l'UMP. La cité phocéenne accueille ce week-end près de 3 000 Jeunes Populaires, de nombreux cadres du parti majoritaire et des ministres dans l'enceinte du parc Chanot, tout proche du stade Vélodrome. Le temps est lourd. Le secrétaire général plaide pour un parti "en ordre de bataille" afin de donner le coup d'envoi de cette année présidentielle. Le premier semestre a été difficile pour l'UMP, tiraillée entre centristes, libéraux, membres de la Droite populaire, gaullistes, sarkozystes... La menace de l'explosion plane toujours avec les candidatures éventuelles de Jean-Louis Borloo ou encore Dominique de Villepin... 
Il n'empêche, à la tribune, aux alentours de 15 heures, Copé vante encore la diversité du parti, "un petit miracle de tous les jours". Difficile d'y croire tout à fait, surtout lorsque, à l'extérieur, monte encore une fois le bruit de la querelle, celle qui oppose Nicolas Sarkozy à Jean-Pierre Raffarin concernant la TVA sur les parcs à thème... Copé choisit par ailleurs de ne pas évoquer les "affaires". Elles ne manquent pourtant pas ces derniers jours, entre lesderniers rebondissements de l'affaire Bettencourt et les "repérages de communications téléphoniques" pratiqués par la DCRI sur un journaliste du Monde qui enquêtait sur cette même affaire... 
Plaidoyer pour Marseille
L'UMP parvient tout de même à donner la preuve qu'elle sait parler d'une même voix. Déjà, pour défendre cette ville de Marseille, pointée du doigt tout l'été ; ici, pour les expulsions de Roms à la porte d'Aix ; là, pour la hausse de 40 % des cambriolages sur l'année 2010. Les UMP locales veulent rétablir l'image de leur ville. "À Marseille, on n'a pas de révolte sociale", plaide dans une interview au Point.fr le sénateur-maire de la ville Jean-Claude Gaudin. À la tribune, le député et adjoint au maire de la ville Renaud Muselier, fraîchement nommé à la tête de l'Institut du monde arabe, se lance dans un véritable plaidoyer. "Tout ce que vous avez pu voir dans la presse en juillet-août sur une ville dangereuse, mal tenue, infréquentable... Eh bien, venez trois jours, vous verrez ce que c'est, Marseille !"
Mais celui qui est au coeur des conversations, c'est le président du conseil général des Bouches-du-Rhône, Jean-Noël Guérini, qui devrait être mis en examen le 8 septembre pour "association de malfaiteurs" dans l'enquête sur les marchés publics de l'agglomération marseillaise. Alors que cette affaire empoisonne le PS depuis des mois, Muselier s'en donne à la tribune à coeur joie. "Martine Aubry et François Hollande étaient au courant, ils ont laissé perdurer un système qui est dramatique", accuse l'élu, qui joue sur du velours. Depuis la publication d'un rapport signé Arnaud Montebourg en mars dernier, qui dénonce la gestion peu orthodoxe du PS local par Guérini. 
"Aujourd'hui, les socialistes lui demandent de se retirer parce qu'ils ont peur que cela gêne leur parti, mais, jamais, je ne les ai entendus lui demander de se retirer parce que cela gêne Marseille." Ovation dans la salle. Sur les tables réservées à la presse, un tract déposé par les militants de la fédération UMP des Bouches-du-Rhône : socialistes marseillais, Hollande et Aubry vous ont trahis et abandonnés, votez Montebourg !" Au moins, ici, ce sujet-là n'est pas polémique. 

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