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mercredi 7 septembre 2011

Sénatoriales : Pierre Charon suspendu de l'UMP

Sénatoriales : Pierre Charon suspendu de l'UMP


Pierre Charon, l'ancien conseiller UMP de Nicolas Sarkozy qui présente une liste dissidente à Paris pour les sénatoriales du 25 septembre, s'est vu signifier une "suspension immédiate" du parti présidentiel, a déclaré, mercredi, Jean-François Copé. L'élu du 15e arrondissement de Paris a déposé mardi une liste contre la liste officielle de la majorité présidentielle, emmenée par la ministre des Sports Chantal Jouanno, malgré les mises en garde de Nicolas Sarkozy et François Fillon. "À partir du moment où il fait une liste dissidente, on sera amenés à appliquer les statuts. Or, les statuts prévoient des mesures de suspension ou d'exclusion temporaire", a dit Jean-François Copé sur Europe 1.
"C'est une décision que, malheureusement, pour toutes les listes concernées, nous allons être obligés de prendre. Et ce n'est pas de gaieté de coeur", a ajouté le secrétaire général de l'UMP. "Il y a encore des délais. J'essaye de discuter le plus longtemps possible, en leur rappelant que le but du jeu, c'est de l'emporter, et que quand notre camp est divisé, on ne peut pas gagner", a-t-il conclu.
Jouanno "tête de liste sur les tatamis ou au lit" (Charon)
Pierre Charon a provoqué l'ire de la majorité présidentielle en déposant sa liste aux sénatoriales à Paris, s'exposant ainsi à une exclusion du parti majoritaire, d'autant qu'il a attaqué la ministre des Sports. Longtemps ami très proche de chef de l'État, Pierre Charon, 60 ans, conseiller UMP de Paris, a décrit dans un communiqué sa liste comme "complémentaire" de celle de Chantal Jouanno. Il a annoncé dans le même temps qu'il "démissionnait de [ses] fonctions auprès du ministre de la Ville, en charge du Grand Paris, ainsi que de la présidence de l'établissement public industriel et commercial du domaine national de Chambord", afin de se "consacrer exclusivement à la campagne".
L'élu a notamment rappelé que sa liste avait obtenu, en juin, lors du vote des grands électeurs UMP de la capitale, "le vote de 13 conseillers de Paris, soit 174 grands électeurs, ce qui équivaut déjà à un siège de sénateur". En fin de journée sur i>Télé, il a minimisé l'impact de sa dissidence sur le résultat de la liste officielle, en affirmant que Chantal Jouanno serait élue dans tous les cas de figure. "Qu'elle soit sur les tatamis ou au lit, elle est tête de liste. Elle sera donc élue ! Moi, c'est un peu différent [...]. Il y a des élus et des nommés", a-t-il lancé à l'adresse de l'ancienne championne de karaté.
"Remarque graveleuse et misogyne"
Des propos qualifiés de "particulièrement choquants" par le député PS de Paris, Jean-Marie Le Guen. "Cette remarque graveleuse et misogyne rappelle les rumeurs dont Chantal Jouanno avait déjà été victime", a-t-il dit, faisant allusion à une rumeur sur sa vie privée qui l'avait visée en mars 2010 et qu'elle avait jugée "ignoble". 
"Je ne pratique pas ce genre d'attaque personnelle, je trouve ça indigne." "Je laisse apprécier la qualité des termes, je ne vais pas entrer dans les petites phrases, les polémiques", a déploré pour sa part Chantal Jouanno sur LCI. Quant à d'éventuelles excuses, "il appréciera lui-même, ce sont des dérapages que vous payez cher longtemps". "On donne une mauvaise image des responsables politiques", a déploré Chantal Jouanno. Sur le chapitre de la suspension de Pierre Charon, la ministre a estimé qu'il était "dommage d'en arriver là". "Je passe mon temps à expliquer aux grands électeurs la nécessité que le Sénat reste à droite", a-t-elle commenté. "Toute division nous fait perdre un siège, c'est arithmétique, malheureusement."

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