L'abandon dans le collectif budgétaire français du relèvement de la TVA sur les billets d'entrée dans les parcs à thème devrait être compensé par la création d'une taxe de 2 % sur les nuitées dans tous les hôtels quatre étoiles et plus, a-t-on appris mardi auprès d'un responsable UMP.
Cette mesure qui devrait compenser la perte de recettes pour l'État de 90 millions d'euros attendus des parcs à thème, aurait été approuvée par le ministère de l'Économie et portera sur les nuitées effectivement effectuées dans ces hôtels de luxe, a précisé cette source, confirmant ainsi une information des Échos. Elle sera débattue dans le cadre du collectif budgétaire, examiné à partir dece mardi à l'Assemblée nationale et qui reprend une première partie des mesures du plan d'austérité de François Fillon.
Craintes
Le plan initial prévoyait de relever de 5,5 % à 19,6 % le taux de TVA sur les billets d'entrée dans les parcs à thème, une mesure aussitôt dénoncée aussi bien à gauche qu'à droite. L'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, élu du département de la Vienne qui abrite le Futuroscope, était monté au créneau et avait obtenu, après une altercation avec le président Nicolas Sarkozy, l'abandon définitif de cette mesure.
À l'UMP, certains élus comme Olivier Dassault ne se satisfont toutefois pas d'une taxation des nuitées en hôtel de luxe, estimant qu'elle va pénaliser le tourisme. Le maire UMP de Nice Christian Estrosi s'est dit lui aussi "formellement" opposé à cette taxe, tandis que le président UMP de l'Assemblée nationale Bernard Accoyer appelait à la prudence. "L'hôtellerie de luxe est une activité qui génère beaucoup d'emplois et fait fonctionner l'économie locale. Prenons garde de ne pas dissuader une clientèle qui contribue à notre économie touristique", a-t-il déclaré dans Les Échos.
Les parlementaires avaient d'abord proposé de taxer à 14 % le chiffre d'affaires des hôtels au-dessus de quatre étoiles. Une suggestion "trop lourde", avait estimé mardi sur Canal+ la ministre du Budget Valérie Pécresse, qui avait annoncé que le gouvernement ferait une proposition "plus douce".
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